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Le blog d' Isabelle BIGAND VIVIANI - Montgeron ma ville

Paul Flandrin & Montgeron

1 Février 2014, 00:42am

Publié par jacques F

 Paul-Flandrin-Jardin-Fleure-1836.jpg

Paul-Flandrin-1811-1902.jpg

 

Paul-Jean Flandrin, né à Lyon en 1811  passe les  premières années de  sa vie ,  en compagnie de ses deux frères, Auguste (1804-1842) et Hippolyte (1909-1864), sur les contreforts des monts du Bugey et de ses verdoyants paysages.

Après ses humanités, il part avec Hippolyte - avec qui ,il vivra toute son existence un amour fraternel fusionnel - à Paris, afin ,de tenter de se présenter à Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) . En effet, ils sont trés attirés par la peinture, le dessin, l’art graphique. Aussitôt le Maître – qui n’a pas d’enfant – les adopte et aime à les appeler « mes enfants ».

En 1832, le Grand Prix de Rome est attribué à Hippolyte. 

 L’absence de ce frère est de plus en plus pesante pour Paul , qui décide de le rejoindre. Ils séjourneront de 1834 à 1838 près de Rome.

La beauté des paysages transalpins, l’incite naturellement, empreint du néo-classicisme de Raphael et de Poussin, vers la représentation du paysage mais il ne dédaigne pas à l’occasion, l’art du crayonné et du portrait.

A son retour en France, Ingres aide Paul à encore mieux maitriser cette technique et, à acquérir la vision poétique de la ligne (du point de vue et des masses). Les sages conseils du Maître éclatent alors chez le jeune Paul ,qui a trouvé son crédo.

Au cours de ses voyages, tant en vallée du Rhône qu’en Normandie ou en Ile de France, il tombe amoureux de la vallée de l’Yerres et notamment de Montgeron (alors 1.000 feux). Paul   transcrit sur la toile, le caractère divin de Dame nature.

Ses œuvres reflètent pleinement la mélancolie, la méditation, la contemplation et la solitude de l’auteur, parfois comparé à Camille Corot (1796-1875)

Il trouve à Montgeron et sa région ,l’inspiration en peignant les prairies de l’Yerres (1865), la Vallée de l’Yerres à Brunoy (1869),  la Forêt de Sénart (1888). Qui le rapproche de l’Ecole de Barbizon.

Hippolyte fût un peintre plus « religieux ». Nous lui devons notamment les voûtes et la nef de Saint Séverin – De l’Eglise Saint Vincent de Paul – de celle de Saint Germain des Prés.

Paul-Flandrin---Mme-Bouchot-1857.jpg

A Paul,  fut confié le soin de peindre les fonds baptismaux de Saint Séverin  où l’on peut admirer « le Baptême du Christ ».

Avec la mort soudaine d’Hippolyte (1864)n Paul, malgré son immense douleur, du terminer l’œuvre de son frère à l’Eglise Saint Germain des Prés. Ami fidèle d’Alexandre Desgouffe, il devint en 1852 son gendre en épousant  Aline.

 Son académisme, et son engagement en faveur du Second Empire, lui apporta l'antipathie des siens, et il tomba en disgrâce .

Sa mort, en 1902 à 91 ans, fut même, passée sous silence.

Le témoignage de ses séjours dans notre ville restent vivaces. Lors de ces nombreux voyages vers ou venant de Lyon, il aimait s’arrêter à L’Hostellerie du Point du Jour, au sud de notre cité.

 De 1857 à 1870, Aline et Paul Flandrin aimaient à passer l’été dans la belle propriété que leur confiait le beau frère d’Alexandre Desgouffe, Victor Lemaire à Montgeron.

Cette belle bâtisse fut détruite en 1924, lors du percement de l’avenue du Centre.

Après sept longues années loin de Montgeron . Il revint y louer une maison, située au 71 de l’actuelle avenue de la République (Route de Melun).

Il aimait, jusqu’au soir de sa vie, se rendre sur les hauteurs de Crosne peindre la Vallée de l’Yerres et ses alentours.

Nombres de ses œuvres se trouvent exposées au Louvre, à l’Orangerie du Jardin du Luxembourg et au Musée des Beaux-arts de Nantes.

« Nos concitoyens rencontraient fréquemment encore, il y a quelques années, ce vénérable vieillard qui conserva jusqu’à ces derniers moments sa belle intelligence et ses habitudes de travail »

Jean-Charles Gatinot (1837-1922)

« A travers Montgeron » 


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