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Le blog d' Isabelle BIGAND VIVIANI - Montgeron ma ville

La Résidence « La Forêt »

, 19:30pm

Dossier ecrit par Jacques F
Découvrez l'album photos : Residence-de-la-foret Residence-de-la-foret

 

La Forêt s'expose :  La résidence la-foret s expose La résidence la-foret s expose

Savez-vous que près de  12 %  de la population Montgeronnaise demeure à « La Forêt » ?
Les toits revêtus d’ardoise depuis les années 85 dominent la ville, telle une vigie indiquant Montgeron.

0n peut l'apercevoir, par temps clair,  depuis la Tour de Montlhéry, ou des hauteurs de Vitry sur Seine !

Mais que savons nous de ce lieu de vie – j’utilise le mot « quartier  – de 892 logements abritant près de 2600 personnes ?

 

Nous allons le découvrir :

1966 : la guerre d’Algérie est achevée depuis 4 ans et, il est urgent de loger les 1 500 000 rapatriés  qui sont arrivés en métropole. Parallèlement, depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la province connaît un exode rurale important .Beaucoup de jeunes, attirés par les lumières de la ville, quittent leurs fermes pour travailler en usine ou, dans les bureaux de la capitale ou, de la proche banlieue ;

Les bidonvilles «fleurissent » et celui de Nanterre, près de Paris, est le symbole de notre honte commune.

 

Qu’en est-il de la situation de Montgeron ?

Au lendemain de la Guerre en 1946, la population était de 10.564 personnes (en 1954 : 12. 271  -1962 : 15 486 ,et en 1968: 21 768), proche en fait de ce quelle est actuellement : 23.000.

Dès 1959 "Gaston Mangin" a été construit. En 1962, l’Oly (à cheval sur les communes de Vigneux (1/3) et de Montgeron  (2/3) est sortie de terre.

En 1966, à l’emplacement de la Forêt, il y avait les cinq dernières exploitations  agricoles de Montgeron qui de plus, possédaient des champs cultivés – principalement pour des céréales – ainsi que des pâturages  pour les bovins. Elles se partageaient les prés des bords de l’Yerres de la Plaine de Chalandray.

Il a été décidé par les pouvoirs publics de construire à cet emplacement, après expropriation en bonne et due forme, un ensemble immobilier locatif d’envergure.

 

Près de la Pelouse, donc pas trop éloigné du centre ville, de vastes appartements avec salle de bain, ce qui était une révolution à l’époque étaient proposées à des locataires « sélectionnés » : personnel d’Air France, de la SNCF, du Ministère des Finances, des Antillais travaillant aux hôpitaux de Paris…  choisis par la commune et,  les administrations concernées .

Un bon niveau social était requis.

 

Les deux premiers immeubles construits furent ceux des allées : La Quintinie et J.B. Colbert. Il y a en tout huit bâtiments : quatre de neuf étages et quatre de douze étages.

 Un centre commercial, un mini golf, une piscine découverte réservée aux locataires (aujourd’hui disparue), un bureau de poste venaient compléter cet équipement .

Dès 1969, une association active de défense des locataires est mise en place par Daniel Corviol .  Auguste Gianesini,  un militant actif et accessoirement cheminot animait bénévolement les mouvements de jeunesses.

 Une certaine solidarité s’établit entre les locataires.

 

L’accroissement des besoins de la ville a nécessité la construction des écoles Jean Moulin I & II, du gymnase Picot, du stade Pierre de Coubertin et du Centre Social Saint Exupéry , à la proximité immédiate de la Forêt.

 

Bien vite la zone pavillonnaire l’Ermitage, en accession à la propriété, à vue le jour ainsi que depuis quelques années,  des  maisons de ville, en lieu et place du Thabor (ex école privée de commerce pour les plus jeunes Montgeronnais) 

 

La Forêt est fort bien desservie par la ligne circulaire E de la STRAV qui part de la gare, rejoint le lycée, le gymnase Picot, la Forêt, la pelouse pour revenir à la gare de Montgeron Crosne.

Fort logiquement, les locataires primitifs « s’enrichirent » et devinrent à leur tour propriétaires. Beaucoup quittèrent Montgeron en cette occasion.

 

Ils furent progressivement remplacés par une population plus modeste, souvent d’origine étrangère (Mahgreb/Afrique noire).

Afin d’éviter une paupérisation progressive, une action sociale a été mise sur pied, afin d’éviter une ghettoïsation. Aujourd’hui encore près de 15 % de Chefs de familles sont au chômage.

 

A la fin des années 90 le bailleur, laxiste dans la maintenance de la Forêt, laisse place  au Logement Francilien.

Sous le second mandat de Gérald Hérault, une vaste entreprise de réhabilitation fut entreprise en partenariat avec le Conseil régional de l’Essonne, du Conseil Régional d’Ile de France et l’Etat notamment ;

 

Sous le nom difficile à prononcer de « résidentialisation »  les entrées d’immeubles furent refaites, avec poses d’interphones, sécurisation des sous sols , l’électricité et le chauffage remis aux normes.

 

De nouveau  cheminements piétonniers et automobiles ont été crées et, des aires de jeux pour les enfants ont été aménagées.

 

Le 23 janvier 2009 le bailleur et la population lancent  l’Agenda 21 , activement soutenu par la ville et la C.A.S.V.S. (Communauté d’Agglomération).

Agenda 21 est un plan d’action destiné à promouvoir le développement durable de  la Forêt autour de 4 pôles indissociables :

-         développement des relations humaines

-         renforcer les liens entre locataires et bailleur

-         apprendre à vivre ensemble

-         développer et favoriser les éco-gestes.

Conjointement, l’espace des 4’Z’Arts accueille les jeunes Montgeronnais et animent deux ateliers : l’un concernant l’aide aux projets et, l’autre, un atelier Graff (travail sur bois).

 

La proximité  du Centre Social Saint-Exupéry apporte également son expertise, par son action d' alphabétisation. Il permet des rencontres entre les diverses communautés.

« Saint-Ex » est devenu ainsi au fil du temps l’Osmose parfaite entre son quartier, ses habitants et ses espoirs.

 

La Forêt n’est pas un lieu à part, mais fait partie intégrante de notre ville et la diversité de ses habitants concours à la richesse intellectuelle de notre communauté .

 

Si vous voulez en savoir plus :

 

Association du Quartier de la Forêt  - Mme Valérie CHERAKI – Centre Social Municipal Saint-Exupéry – ( 01 69 42 69 47

« Promouvoir les activités culturels et de loisirs à l’attention des habitants de la Forêt »

 

Les 4’Z’Arts – Avenue Charles de Gaulle - ( 01 69 42 31 69 

 

Confédération Générale du Logement (CGL) – Mr Jean RENVOISé – 2, allée Gaston Bonnier  -  ( 01 69 03 28 30

« Information des locataires – Défense de la cité »

 

Confédération Nationale du Logement (CNL) – Mr  Joël PAGNIE – 8, rue Olivier de Serres  - ( 01 69 03 84 12

«  Défense de la Cité et des Locataires »

 

Association  des Commerçants de la Forêt – Mme DAUX – C.C. la Forêt – Avenue Charles de Gaulle  ( 01 69 42 27 27.